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    Les Moutiers sont à vendre


     

    Article paru dans LE MONDE dans l'édition du 01.07.11

     


    Le site est magique, mais il est menacé. Ou plutôt son avenir est flou. Ça ne se voit pas, tant la maison comme le jardin sont limpides. Le Bois des Moutiers se visite tout l'été, les touristes viennent de loin, la maison est habitée par une famille, le parc de 12 hectares est bien entretenu, l'ensemble est classé monument historique. Mais la propriété est à vendre. Parce que la famille Mallet, qui a créé Le Bois des Moutiers en 1898, et qui le possède toujours, ne s'en sort plus.

     

     

    Les Moutiers sont déficitaires. Cela étonne, tant les atouts sont grands. D'abord le décor est majestueux : la commune de Varengeville-sur-Mer (Seine-Maritime), qui surplombe la fragile falaise de craie et la mer, un site touristique où ont créé Monet, Miro, Breton, Prévert, Georges Braque, ce dernier enterré dans le cimetière marin.

    La Maison des Moutiers a aussi vu défiler du beau monde : Proust, Renoir, Gide, Fauré, Saint-Saëns... Dessinée par l'architecte anglais Edwyn Lutyens, du mur à la poignée de porte, c'est l'unique exemple en France du mouvement moderne anglais Arts and Crafts. "Tout est géométrie sacrée. Il y a un côté Da Vinci Code dans ce lieu", dit Antoine Bouchayer-Mallet, directeur du Bois des Moutiers.

    Les jardins et le parc à l'anglaise - une valleuse qui descend vers la mer - bénéficient d'un sol acide qui a permis de planter des espèces rares comme les rhododendrons de l'Himalaya, azalées de Chine, eucryphias du Chili, érables du Japon... Soit une balade sauvage dans un des plus beaux jardins privés au monde - c'est l'avis de l'expert Pascal Cribier, qui possède son jardin-laboratoire à côté.

    Le site a tout pour vivre en attirant un public payant. Ce fut longtemps le cas. Les Moutiers ont été un des tout premiers jardins privés ouverts au public, en 1970. Ils le sont encore, du 15 mars au 15 novembre, tous les jours. Le pic fut de 52 000 entrées en 1999. Et puis à partir de 2002-2003, les chiffres ont dégringolé ; 25 000 entrées en 2010. La moitié des visiteurs perdus en huit ans. "A cause de la crise économique", répond M. Bouchayer-Mallet, pour qui "les gens suppriment en premier leur budget jardin". Ainsi, 15 000 Anglais ne viennent plus.

    Une autre raison est liée à la mode des jardins, qui a gagné la France depuis une quinzaine d'années, avec l'ouverture de centaines de sites, pas toujours beaux. Pas moins de 55 jardins font partie de la seule opération "Jardins secrets" en Seine-Maritime (jusqu'au 17 décembre). "La concurrence est telle que la plupart des jardins prestigieux comme le nôtre ont perdu 50 % de leurs visiteurs."

    Plus largement, tout lieu culturel qui ne propose pas des événements - festival, exposition - souffre. Le ministère de la culture, qui a créé en 2002, "Rendez-vous aux jardins", le premier week-end de juin, aime ces événements. Pourtant, "ce festival des jardins est une balle tirée dans le pied de tous ceux qui font un travail de fond sur les jardins, explique M. Bouchayer-Mallet. C'est une façon de dire qu'il n'y a qu'à cette date, au printemps, que les jardins sont beaux. On a perdu du public au profit d'autres jardins, parfois médiocres, qui ouvrent uniquement ce week-end et sont gratuits."

    Pour équilibrer, il faudrait 15 000 visiteurs de plus aux Moutiers. Le ticket d'entrée vient de passer de 8 à 10 euros - la saison a pourtant bien commencé. Mais la famille Mallet est à bout de souffle. Dans le passé, elle a vendu un bout de terrain, une petite maison, une tapisserie de Burne Jones, pour équilibrer. Mais là, le déficit s'élève en dizaines de milliers d'euros, ce qui est beaucoup pour une famille sans milliardaires, dont sept des onze héritiers habitent à l'étranger et peuvent considérer le site comme un boulet.

    "Cette saison, on était à deux doigts de ne pas rouvrir", confie le directeur. Deux à quinze personnes sont salariées selon la saison. Antoine Bouchayer-Mallet rêve de voir une fondation, une Villa Médicis normande, un mécène, la région ou le département, s'installer aux Moutiers. Mais les sauveurs ne se bousculent pas.

    Aussi, la vente est inéluctable. "J'ai du mal avec ce mot", reconnaît M. Bouchayer-Mallet. La maison est proposée à 10 millions d'euros dans des agences immobilières. Sans grand succès. Plusieurs membres de la famille, dont l'artiste Alice Schÿler Mallet, qui pilote un festival d'art contemporain autour de la ville proc

    he de Dieppe ("Diep", 10 juillet-21 août) sont prêts à céder la maison pour moins cher "à condition que le lieu reste ouvert au public et qu'il garde sa vocation culturelle". C'est une perle rare qu'il faut trouver.

    Michel Guerrin, envoyé spécial à Varengeville-sur-Mer (Seine-Maritime)

    L'intérêt du Conservatoire du littoral

    Le salut pourrait-il venir de la mer ? Jeudi 30 juin, le conseil d'administration du Conservatoire du littoral devait se prononcer sur l'opportunité de faire une offre d'achat pour Le Bois des Moutiers. Un rapport évalue le prix autour de 5,8 millions d'euros. "Il faut voir si c'est notre mission d'acheter un tel lieu", confie Jérôme Bignon, député (UMP) de la Somme et président du Conservatoire du littoral. Les Moutiers sont en effet déjà protégés, alors que le Conservatoire, qui contrôle 130 000 hectares en France, cible d'abord des espaces menacés d'urbanisation. M. Bignon voudrait aussi connaître les prétentions du propriétaire, la famille Mallet, le prix qu'elle attend. Il aimerait aussi qu'une collectivité publique ou un mécène entre dans le tour de table. "Ce n'est pas gagné, mais c'est vrai que le lieu est exceptionnel", conclut M. Bignon.

     

     

     



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  • Un ancien élève des MFR,

    meilleur ouvrier de France dans le Paysage !

     

    Extrait du site : http://www.mfr.asso.fr/

    Frédéric Faure, horticulteur-paysagiste, ancien élève de la MFR d'Uzès dans le Gard, vient d'être désigné Meilleurs Ouvrier de France. Il vient d'achever sur le site de la MFR d'Uzès, après une année de travail, son chef d'oeuvre : un jardin de 150 m2 faisant appel à tous les savoir-faire d'un jardinier paysagiste professionnel.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
      
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Pour en savoir +
     
    Explications sur le concours :
     
     
     
     
     
     

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  • Conseil régional de Bourgogne

    APPEL A PROJETS 2011

    Milieux naturels ordinaires

    La biodiversité, source d'approvisionnement

     

    Parce qu'aujourd’hui l’urbanisation nous amène à nous pencher sur la biodiversité présente dans nos jardins, nos villes, nos forêts... Le conseil régional a lancé un appel à projets milieux naturels ordinaires. La Région entend soutenir la préservation, la valorisation et la sensibilisation de la nature ordinaire. Pour cette année, la date limite de dépôt des dossiers est fixée au 18 juin 2011.


     

    Appel à projets milieux naturels ordinaires - Affiche


     

     

    Protéger la nature a longtemps signifié préserver les espèces et plus récemment, les espaces remarquables, menacées ou rares. Aujourd’hui, le contexte de changements globaux, d’urbanisation et de fragmentation des milieux nous amène à nous pencher sur la biodiversité dite ordinaire, celle qui est présente dans nos jardins et nos villes, dans nos campagnes et nos forêts, celle sur laquelle reposent la plupart des activités économiques comme l’agriculture, la sylviculture, l’industrie pharmaceutique ou textile.

    Préserver les espèces et les écosystèmes

    Afin de préserver les espèces et les écosystèmes, indispensables à notre quotidien, le conseil régional lance un appel à projets sur les milieux naturels ordinaires.

    L'aide du conseil régional a pour but de favoriser les actions visant au maintien, à la  restauration et à la valorisation de la biodiversité ordinaire.

    Les actions éligibles concernent les services d’approvisionnement qui se déclinent selon les thématiques suivantes :

    1. la biodiversité : une variété considérable de matières premières,

    2. la biodiversité et les pratiques agricoles,

    3. les super héros de la biodiversité.

     

    Pour qui ?

    Cet appel à projets s'adresse aux communes et groupements de communes, départements, syndicats intercommunaux, EPIC, aux associations de protection de l'environnement, aux établissements scolaires, aux lycées agricoles aux fermes d'établissement public, aux agriculteurs et sociétés agricoles, aux particuliers et aux entreprises

    Comment ?


    Les projets les plus intéressants et structurants seront sélectionnés et financés à hauteur de 80% maximum avec une fourchette de 1 500 à 4 000 € de subvention pour chaque projet.
    Pour 2011, une enveloppe de 80 000 € est allouée à cet appel à projets.


    Contact

    Conseil régional de Bourgogne
    Direction de l'environnement et du développement durable
    17 boulevard de la Trémouille
    BP 23502
    21035 Dijon cedex

    En savoir+
    http://region-bourgogne.fr

     

     

     


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    L’embellissement de l’Allier par le végétal et le fleurissement

     


    Extrait d'un communiqué de Presse du Comité D&partemental du Tourisme; Pour en savoir pls consulter le site site dessous ( le dossier de presse complet est télécharchable en pdf - Décembre 2010):

    allier-tourisme.com

     

    -"Les paysagistes de Demain sont à l'affût de "l'actualité verte" dans leur région, c'est pourquoi, il se sont permis de faire l'écho de ce communiqué de Presse".

     


     

    COMMUNIQUE DE PRESSE

     

     

    L’embellissement de l’Allier par le végétal et le fleurissement

     

     

    L’Allier offre une mosaïque de paysages contrastés et attachants auxquels s’ajoute un patrimoine historique considérable marqué par l’empreinte des ducs de Bourbon. Egalement reconnu pour sa douceur de vivre, la fameuse "Dolce Vita" de l’Auvergne, l’Allier est le lieu idéal pour que le fleurissement s’exprime en toute liberté.

     

    Pourquoi fleurir ?

    Partie intégrante du patrimoine, les espaces verts représentent une composante importante et essentielle du cadre de vie des habitants. L’aménagement et le fleurissement des parcs, des jardins, des rues, des maisons, des places de villages et de tous les espaces publics de plein air sont autant d’éléments attractifs pour la ville et pour le territoire. Ils participent sans conteste à l’amélioration du cadre de vie des résidents et des visiteurs.

    Au-delà de l’esthétisme et de l’impact positif sur le moral et la santé des habitants, cet environnement joue un rôle déterminant, créant du lien social, pacifiant les mœurs, favorisant le maintien et la création d’activités. Il est naturellement vecteur de dynamisme et de convivialité.

    Jardiniers professionnels ou amateurs ont chacun un rôle à jouer pour mettre en valeur le département.

     

    Le Conseil général organise ainsi chaque année, le concours départemental de fleurissement et en confie la mise en œuvre au Comité technique de fleurissement et de l’environnement composé d’élus, de personnalités qualifiées et de professionnels du tourisme, de l’horticulture et du paysage désignés par le président du Conseil général.

    Ce concours s’adresse aux communes, aux maisons et fermes fleuries, aux campings. Il a pour objectif de récompenser les actions menées par les collectivités locales et les particuliers en faveur de l’embellissement et du fleurissement des parcs, jardins, bâtiments, espaces publics ou privés et de la création d’un environnement favorable à l’accueil et au séjour aussi bien pour les résidents que pour les touristes.

     

    Les enjeux de l’embellissement par le végétal et le fleurissement : un impact positif pour l’habitant et pour le territoire

     

    « La présence du végétal sous toutes ses formes dans l’espace public urbain, revêt aux yeux des citadins une importance extrême. Ce sentiment, véritable lien affectif liant l’homme à la nature, est d’autant plus marqué que le végétal se fait souvent rare dans un cadre où le minéral domine. Mais le végétal n’est pas seulement un objet esthétique : il joue également un rôle social et occupe une fonction biologique importante. »

    (extrait du classeur du fleurissement Horticulture et Paysage Editions)

     

    Dans notre département, l’embellissement par le végétal et le fleurissement est un enjeu aux nombreuses vertus :

    - il améliore la qualité de vie des résidents en contribuant au bien-être et en facilitant le contact. Cet embellissement est naturellement vecteur d’un accueil chaleureux, de dynamisme, de convivialité.

    - Il attire et retient le visiteur. Il donne envie de s’arrêter, de découvrir, de flâner, de prendre le temps, de participer aux manifestations, de rester, d’avoir envie de revenir ou d’amener des amis, favorisant ainsi le maintien et la création d’activités.

     

    Cet embellissement est ainsi un outil qui contribue à redynamiser l’endroit où il est implanté, grâce aux retombées indirectes qu’il génère sur l’activité relationnelle, économique et touristique.

     

    Interview de M. Alain LOGNON,

    Vice-président du Conseil général de l’Allier, chargé de l’Agriculture et du Tourisme - Maire de Beaulon.

     

    CDT : « En quoi l’organisation du concours de fleurissement est-il important pour le département de l’Allier ». 

    A. Lognon : « Le département a comme priorité l’accueil de nouveaux habitants. Pour cela, le département doit tout mettre en œuvre pour favoriser son attractivité. Le concours de fleurissement est un outil parmi d’autres que l’on se doit d’utiliser. D’autre part, il contribue à l’accueil, à la convivialité, à la mise en valeur de notre patrimoine et à l’attractivité touristique. »

     

    CDT : « Le concours de fleurissement n’est-il pas un peu désuet aujourd’hui ? 

    A. Lognon : « Pas du tout ! Le concours contribue depuis longtemps à améliorer le cadre de vie des habitants de l’Allier. Il est le garant du maintien de notre patrimoine naturel. » 

     

    CDT : « Qu’apporte l’embellissement par le végétal et le fleurissement au sein d’une commune et d’une habitation ? » 

    A. Lognon : « L’embellissement par le végétal et le fleurissement apporte beaucoup. Il donne envie de se promener, de découvrir, de rester plus longtemps, de revenir. C’est un facteur d’attractivité touristique. Il favorise le maintien et la création d’activités en stimulant la vie associative, artisanale, commerciale, industrielle… L’utilisation du végétal et des fleurs sème la gaieté et la convivialité, alors pourquoi s’en priver ? » 

     

    CDT : « Parmi les critères du concours figurent le cadre de vie et le développement durable. Peut-on réellement allier fleurissement et développement durable ? » 

    A. Lognon : « Bien sûr, le fleurissement et l’embellissement par le végétal en respectant le développement durable est tout à fait possible. Les services espaces verts comme les particuliers sont de plus en plus sensibilisés sur l’environnement. Ils utilisent des produits et des méthodes respectueux de l’environnement. Il en va du bien-être des générations à venir.

    De plus, le cadre de vie, c’est la beauté des paysages, les charmes des couleurs, les odeurs naturelles, la vie et le chant des oiseaux, le travail des insectes. Le fleurissement est un maillon du développement durable, puisqu’il permet le maintien de la biodiversité et par conséquent de notre cadre de vie. »

     

     

     


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  •  Article emprunté sur le blog de Rustica:    http://www.rustica.fr/blog-jardin


    L’association Noé Conservation lance la collection de Stickers Noé « Biodiversités, nos vies sont liées »

    Les 20 Stickers sur le thème de la biodiversité, pleins de sens et de tendresse, déclinés en 24 couleurs sont composés de formes légères, surprenantes, aériennes qui habilleront vos murs avec des thématiques liées à l’environnement. Chaque sticker raconte une jolie histoire pour mieux comprendre la biodiversité et véhicule un message écologique.
    Une décoration raffinée, facile à poser et à retirer grâce à sa colle à l’eau.
    10% du prix des stickers sont reversés au programme « Biodiversités, nos vies sont liées » de l’association.

    Stickers Noé - Matériaux - © droits réservés

    Stickers Noé
    Taille : à partir de 58×80 cm
    24 coloris disponibles
    Prix : 50 euros dont 10 % sont reversés à Noé Conservation
    Distribution : GSB et magasins spécialisés et sur le site www.agisavecnoe.org ou www.alfred.fr

    Stickers Noé - Forêt - © droits réservés

     

    Noé Conservation, en quelques mots pour adopter la Biodiv’ Attitude :
    L’association Noé Conservation a pour mission de sauvegarder la biodiversité par des programmes de conservation d’espèces
    menacées et de leurs milieux naturels, et par des actions pour encourager le changement de nos comportements en faveur de l’environnement. Noé Conservation développe en particulier la campagne « Biodiversités, nos vies sont liées », avec une exposition ludique sur nos liens quotidiens avec la biodiversité (jusqu’au 30 septembre 2008 au Jardin des Plantes à Paris, puis dans toute la France) accompagnée du site Internet www.agisavecnoe.org pour faire le plein d’astuces sur la consommation durable et les partager avec d’autres internautes !

    Stickers Noé - Agriculture - © droits réservés

    Exemples :

    L’histoire du sticker « Connaissance » ci-dessous
    “Parce que la Biodiversité tire les ficelles de nos vies… Entretenons le vent qui souffle sur ce cerf-volant qui illustre la Biodiversité et les liens qui l’unissent à nos vies… Observons les mouvements de la petite fille qui semble guider son vol… Mais de quoi est composé ce cerf-volant magique ? Dans ce dessin, le héron par sa taille, symbolise le fait que nous dépendons tous de la biodiversité au quotidien, et qu’en même temps, le sort de la biodiversité est entre nos mains. Le bouquetin des Pyrénées évoque la disparition en 2000 de cette espèce phare du patrimoine naturel français. Le mythique dodo témoigne des espèces disparues. L’abeille montre l’importance des insectes qui représentent la majorité des espèces vivant sur terre. Quant au lièvre, c’est la vitesse ; il nous montre qu’il faut agir sans attendre si nous voulons préserver la biodiversité et l’environnement ! D’autres éléments symbolisent l’état des connaissances sur la biodiversité tels la rainette arboricole… car nous connaissons seulement 10 % des espèces vivantes sur terre ! Le microscope évoque la recherche en taxonomie (la science de la classification du vivant) qui manque cruellement de moyens. Les plantes et les espèces animales sont ainsi imbriquées les unes aux autres pour montrer leur interdépendance, et la fragilité de cette chaîne de la vie”.

    Stickers Noé - Connaissance - © droits réservés

    A vous d’imaginer l’histoire qui va avec les autres :

     

    Stickers Noé - Alimentation - © droits réservés

    Stickers Noé - Plaisirs - © droits réservésStickers Noé - Société - © droits réservés

    Stickers Noé - Loisirs - © droits réservésStickers Noé - Eau - © droits réservés

     

     


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  • Tous au Festival EURO LAND ART

    du 21 mai au 28 août 2011

     

    En savoir + : LE SITE 

     


    Introduction empruntée au site du Pays de BEAUCE:

     

    En 2005, deux Pays en région Centre, le Pays de Beauce et le Pays Dunois, ont pris le pari de faire de la plaine de Beauce un vaste musée d’art contemporain à ciel ouvert grâce au festival Euro Land Art. Fruit d’un projet de coopération européenne à trois pays : l’Allemagne (Région du Altmark), les Pays Bas (Région du nord Brabant) et la France (Beauce Dunois), le festival Euro Land Art a pour objectifs de créer un événement culturel original et novateur pour animer le territoire et offrir un nouveau regard sur les paysages grâce à des installations artistiques éphémères en pleine nature. Cette initiative culturelle a été

    récompensée par un Lead’Or en tant que meilleur projet LEADER de coopération transnationale dans la catégorie « Culture et Patrimoine ». Depuis 2005, date de la 1ère édition en Pays de Beauce et Pays Dunois, le festival est organisé chaque année dans un des 3 pays partenaires : en 2010 il a eu lieu aux Pays Bas et en 2011 le festival reviendra donc en Beauce – du 21 mai au 28 août 2011 - sous la direction artistique de Gwénola Saillard Calvez, artiste plasticienne dunoise.

     

     


    Exemple en 2007

    Le Grand Chronopode Du 15 mai au 15 août 2007 à Arnouville et Romilly-sur-Aigre

    Le site de Christophe Dumont

     

     

     

    Texte emprunté au site Tourisme28.com:

    Le Grand Chronopode en Beauce, une oeuvre de Christophe DumontDu grec kronos (temps) et podos (pied), le chronopode est une échelle de mesure permettant de se déplacer physiquement dans el temps. Une œuvre d'art ludique dont vous êtes le héros pour explorer le temps ! Explorer le temps, écrire l'histoire, vivre le temps ou comment expérimenter la relativité du temps en plein milieu des champs ! Le Grand Chronopode est une œuvre de Land Art réalisée par l'artiste Christophe Dumont. Située en plein milieu des champs, elle se parcourt à pied et se découvre pleinement dans le déplacement. Le Grand Chronopode est une représentation matérielle du temps.

     

    Cette longue bande de gazon qui traverse les champs est graduée en années. Conçue comme une grande frise chronologique, le Grand Chronopode se développe de - 8000 à nos jours et s'ouvre vers l'avenir. Cette œuvre d'art, l'artiste l'a voulu interactive et ludique. Les visiteurs viennent y planter des jalons de couleur à la date de leur choix. Sur ce jalon, ils auront préalablement inscris un événement scientifique, artistique ou personnel qui les aura marqués. Chaque visiteur place la mémoire des hommes sur le temps déroulé. Les les visiteurs à l'aide des jalons participent à la création de cette œuvre d'art géante.

     

     

     

    Le Grand Chronopode en Beauce, une oeuvre de Christophe DumontEn 2007, le Grand Chronopode se compose de deux Chronopodes : l'un pour le passé, l'autre pour le présent. Le Chronopode du passé se situe à Romilly-sur-Aigre , à la ferme de la Grand'cour, le Chronopode du présent se trouve à Arnouville, à la ferme de la basse-cour, qui matérialise le 20ème siècle et l'avenir. Ludiques, artistiques ou scientifiques, de nombreuses animations ponctuent les week-ends : atelier taille de silex ; expositions d'objets archéologiques trouvés dans la région ; spectacles vivants ; création d'un tumulus avec le public où chacun apporte sa pierre à l'édifice ; déambulation musicale ; lecture de textes historiques ; atelier de fabrication de lancement d'ovnis ; pique-niques géants sur chacun des sites retransmis par la « web longue vue »...

     

     

     

     

    Remarquable, n'est-ce pas!



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    LE LAND'ART

    Un article plein de liens sur le land Art rédigé par Mélanie Dupuis, Architecte Paysagiste. et copié sur le site Gerbeaud.com.

    http://melanie.dupuis.over-blog.fr

    www.gerbeaud.com

    Introduction

    Ce mouvement artistique voit le jour dans les années 60, dans les paysages minéralisés de l'Ouest américain. L'idée était de sortir l'art « conventionnel » des musées, les artistes investissent la nature et les paysages et utilisent des matériaux qu'ils trouvent sur place ou qui sont recyclés.

    La Nature comme modèle

    neige et ventLa Nature et ses composantes créent souvent de véritables sculptures grâce au vent, à l'érosion… Il suffit de regarder cette image ci-contre où le vent a créé sur la neige un véritable pas japonais pour les yeux et qui mène droit, en point de fuite, à la chaîne des Alpes. Il suffit de regarder aussi tous ces rochers de l'Ouest américain qui avec un peu d'imagination, représentent des personnages, des formes animales… ou ces visages ou autres formes que nous pouvons apercevoir dans les écorces des arbres. Toutes ces sculptures naturelles vont s'effacer au fur et à mesure avec le passage du temps.
    Au départ, les artistes de land'art utilisent d'ailleurs des éléments naturels pour mettre en place leurs œuvres. (Pierre, bois, neige, terre, sable…) Aujourd'hui, selon le message passé à travers l'oeuvre, tous les matériaux sont utilisés. (Textile, fer, objets de récupération…)

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    Faire passer un message

    vent des 
forêtsLes artistes de land'art sont souvent très portés sur le design de leur œuvre et/ou font passer un message fort. Ils attirent notre attention sur un évènement naturel ou paysager, nous font voir des éléments que nous n'aurions pas forcément vus, nous offrent un moment de poésie et d'imagination, changent nos perceptions... Chaque œuvre possède sa symbolique qu'il faut chercher, décoder… plus ou moins facilement.

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    vent des forêts
 timidesPour certains festivals, il s'agit en plus de faire participer les acteurs locaux et d'amener l'art contemporain vers le public. Le projet est élaboré pour révéler les richesses humaines, naturelles et culturelles de l'environnement en associant la population locale à l'élaboration du projet. Les œuvres sont souvent installées dans des endroits surprenants afin d'attiser la curiosité du public et de le rendre attentif à un message donné.

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    Un paradoxe

    la forêt 
timideLa plupart des œuvres de Land'Art sont des projets éphémères soumis aux aléas du temps, de la météo… Il n'y a que les earthworks (constructions massives minérales) qui subissent aussi le passage du temps, mais à une autre échelle que celle de l'Homme. Ainsi pour immortaliser ces œuvres artistiques qui « subissent » les aléas de la Nature, qui vivent avec elle et au milieu d'elle, les artistes se voient obligés de les photographier afin de les faire perdurer dans le temps. De plus souvent ces photographies font l'objet de mise en page de livre, de conférences, d'expositions dans les musées… Ce dont les premiers artistes de Land'Art voulaient s'affranchir.

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    Quelques festivals en France et pays limitrophes

    jouer au 
jardinPour laisser notre imagination l'emporter…

    • Les jardins de Chaumont-sur-Loire (http://www.domaine-chaumont.fr)
      Chaque année, des artistes du monde entier (graphistes, paysagistes, architectes…) participent au concours lancé par le domaine de Chaumont-sur-Loire selon un thème donné (érotisme au jardin, vive le chaos, jouer au jardin…).
    • Le Vent des forêts (www.leventdesforets.com), situé en forêt meusienne, réunit les acteurs locaux et des artistes internationaux autour de projets divers comme territoire, subtil contexte, après la tempête… Des œuvres qui doivent s'allier avec la forêt environnante. Voici un festival qui donne aussi l'occasion de voir les artistes en « chantier » et de participer à d'autres évènements tournés autour de cette fête.
    • Le Parcours des fées (http://www.feesdhiver.fr/parcours.htm), dans les hautes Alpes, propose des œuvres résolument contemporaines le long de sentiers de montagnes et qui ont un rapport avec le site (paysage, nature, métiers, histoire) afin d'encourager les orientations ludiques, participatives ou pédagogiques.
    • Horizons (www.horizons-sancy.com), situé en Auvergne, réunit des artistes internationaux qui conçoivent des oeuvres conçues à l'échelle du paysage dans des écrins tels que : sommets de volcans, lacs de cratère, rivières tortueuses... Ce festival veut se faire porteur d'un nouveau regard sur le territoire, et réunir le grand public de provenance nationale et internationale composé d'amateurs d'art et de randonneurs afin d'ouvrir l'art contemporain au plus grand nombre. »
    • Paléo Festival (http://www.2009.paleo.ch/live/paleo/home/) est basé en suisse, près de Genève. Il s'agit d'un festival de musique, mais qui chaque année organise aussi un concours avec la collaboration d'écoles de paysage, d'architecture, architecture d'intérieur… de Genève . Chaque année possède aussi son propre thème et c'est une belle occasion de se faire rencontrer et travailler les élèves de différentes études (mais restant tout de même dans le même domaine) et de promouvoir l'œuvre retenue et donc l'art contemporain à toutes les personnes participant au Paléo Festival.
    • Festival Arbres et Lumières (http://www.arbresetlumieres.ch/) à Genève, réunit chaque année pendant la saison hivernale une sélection d'artistes qui met en scène des arbres et des lieux de la ville, grâce à des jeux de lumière. Un moment de magie et de poésie à ne pas manquer, dépaysement garanti et ne vous attendez pas à seulement voir des ampoules multicolores… Ouvrez grands vos yeux !
    • Lausanne jardins (http://www.lausannejardins.ch/), à Lausanne comme son nom l'indique. Les premières éditions ont eu lieu en 1997, 2000 et 2004 et cette manifestation est revenue en 2009 avec un nouveau thème. Ce festival est consacré à l'art du jardin dans la ville et permet de faire découvrir des lieux méconnus de la ville, de mettre en valeur une grande part de son riche patrimoine d'espaces verts. Lausanne Jardins présente des jardins contemporains conçus par des architectes-paysagistes (et autres) venus du monde entier. Ils sont disposés tout au long de promenades paysagères ponctuées d'évènements et d'expositions.

    Quelques artistes

    Beaucoup d'artistes se prêtent au jeu du land'art mais certains sont devenus de vraies « figures de proue » de cet art, voici pour moi, les plus importants : (il n'est fait qu'une mention de ces personnes… à vous de partir à la découverte de leurs œuvres !) :
    Jacques Simon (http://simonpaysage.free.fr/), Andy Goldsworthy, Nils Udo, Richard Long (http://www.richardlong.org/), Robert Smithson (http://www.robertsmithson.com/), Nancy Holt (http://nancyholt.org/).

    Vous pourrez trouver d'autres artistes de land'art sur des annuaires, en tapant tout simplement « annuaire land'art » ou « artistes land art » dans un moteur de recherches. Le but ici, n'est pas de mentionner tous les artistes, mais de vous donner goût à cet art ! Bonnes découvertes et bonnes visites !

     

    Mélanie Dupuis





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