• Concerts au jardin de la Bonnerie (61)

    La douceur féminine des jardins de la Bonnerie

     

     

    Article de Ouest France, dimanche 31 juillet 2011

     

    Ce beau jardin sert d'écrin à un magnifique manoir du XVe siècle. Et il s'intègre parfaitement à un petit village médiéval. Sabine Dunais l'a créé de toutes pièces.

    Le jardin de la Bonnerie dégage sérénité et tranquillité. Sans doute parce qu'il s'appuie sur une imposante bâtisse, un très joli manoir du XVe et que, tout en pente douce, il offre une vue superbe sur le village d'Essay et ses toits de tuile. Sabine Dunais, propriétaire des lieux, a réalisé là un jardin merveilleux. Des jardins plutôt, parce que la Bonnerie se décline en plusieurs tableaux. Où les peintres viennent s'inspirer.

    Pourtant, voici dix ans, il n'y avait là qu'une simple pâture où se plaisaient « les crapauds et les parterres de lierre. C'était une friche, un endroit affreusement triste », commente la maîtresse des lieux. Triste mais quelque chose s'en dégageait. « Nous avons signé ici le jour de la Saint-Bienvenue. » Comme un clin d'oeil.

    Un jardin de femme

    Partant de rien, Sabine Dunais, paysagiste autodidacte, pouvait alors s'exprimer. Quelques arbres ont été gardés comme le cèdre de l'Himalaya, des bouleaux communs ou de vieux pommiers. Pour le reste, tout est le fruit de son imagination. Et de son travail. « On peut dire que je suis jardinier en chef, jardinier en second, jardinier en troisième. » Quelqu'un vient l'aider juste une journée par semaine. Sa passion pour ce jardin est presque devenue « dévorante. Si je m'écoutais, je me relèverais aussi la nuit pour jardiner ».

    La visite commence par la partie haute. Celle qui offre la perspective sur le village. Trois espaces bien structurés se succèdent. D'abord une chambre d'ifs qui abrite une très belle collection d'hémérocalles. Puis des plates-bandes bordées de buis, où se nichent des sauges et des rosiers venezianes « qui fleurissent tout l'été ». « Ils sont d'abord couleur chamois avant de virer au blanc. » Suit un étonnant théâtre de verdure, en charmilles, inspiré d'un projet jamais réalisé pour le Petit Trianon. Il présente treize passages vers des coulisses virtuelles.

    Un peu plus bas, des cyprès rappellent un peu le Sud de son enfance. Plus bas encore, c'est davantage le règne du naturel. Le jardin file à l'anglaise. « J'aime alterner le peigné et le sauvage ou le presque sauvage. Je laisse un peu la nature se débrouiller toute seule. » Les graines apportées par le vent sont les bienvenues. Ici c'est un bouillon jaune qui est venu prendre place, là de l'aneth, là encore des coquelicots.

    Des vieux pommiers côtoient des espèces plus rares comme un arbre aux mouchoirs ou un robinier faux acacia twisty baby dont on dirait qu'on lui a fait une permanente. « On l'a trouvé par hasard. J'ai toujours fonctionné comme ça, au coup du foudre. »

    Des arbustes de toutes sortes s'épanouissent. « C'est un jardin de feuillages colorés. De ce fait, il est beau en toutes saisons. » Un potager-verger entouré de murs complète l'ensemble.

    Si, d'en haut, on voit bien le village, d'en bas la vue est superbe sur le manoir.

    L'impression de douceur domine tout au long de la visite. « Tout est en courbes et contre-courbes. On me dit que c'est un jardin de femme. »

    Textes : Freddy DONAL.Photos : Marc OLLIVIER.
     
     
     
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  • Commentaires

    1
    Lundi 6 Février 2012 à 15:28
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